Biopsies percutannées

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Descriptif de l’examen

Les biopsies du sein réalisées par le médecin radiologue sont dites « per cutanées » car les fragments de tissus au niveau de l’anomalie détectée sont obtenus à l’aide d’une aiguille de prélèvement introduite à travers un petit orifice cutané millimétrique.

Quand une anomalie est détectée sur un examen d’imagerie du sein et que son aspect le nécessite, selon les recommandations scientifiques en usage, la patiente doit bénéficier en première intention de biopsies per cutanées par le radiologue.

En effet, même si par la suite la patiente devra être opérée, il est nécessaire d’effectuer des biopsies percutanées pour préparer le geste du chirurgien qui sera différent selon l’analyse du tissu prélevé.

Si la lésion est bénigne, la chirurgie peut être évitée dans la très grande majorité des situations.

Les biopsies per cutanées sont une technique de diagnostic et non de traitement. Surtout en cas de cancer, elle ne remplace en rien la chirurgie.

Il a été prouvé scientifiquement que les biopsies per cutanées n’aggravent pas le cancer du sein.

Déroulement

Pour toutes les biopsies, le radiologue va vérifier l’absence de contre-indications.
La patiente doit signaler, au mieux en amont, si elle prend des médicaments susceptibles de fluidifier le sang (anti coagulants, anti agrégants comme l’Aspirine). Certains de ces traitements sont compatibles avec la réalisations des biopsies, d’autres non.
Elle doit également mentionner d’éventuelles allergies aux antiseptiques locaux et aux sparadraps.
Aucune préparation spécifique n’est nécessaire. Il est cependant recommander de ne pas appliquer de produits cosmétiques sur les seins. Il n’est pas utile d’être à jeun.

Le dossier d’imagerie est étudié par le radiologue avant la réalisation du geste.
Les biopsies percutanées peuvent être guidées par l’échographie, la mammographie, la tomosynthèse ou l’IRM.
Nous parlons de micro ou de macrobiopsies en fonction du calibre de l’aiguille de prélèvement utilisé.
Le mode de guidage, le calibre de l’aiguille et le nombre de prélèvements sont choisis par le radiologue en fonction de l’anomalie à biopsier dans le but d’obtenir le diagnostic histologique (c’est-à-dire l’analyse du tissu sous microscope pour en déterminer la nature) le plus précis possible.

Toutes les biopsies per cutanées sont bien sûr pratiquées dans des conditions d’asepsie stricte et sous anesthésie locale. Le radiologue injecte de la Xylocaine sous la peau et en périphérie de la lésion à biopsier, anesthésiant ainsi tout le trajet de l’aiguille de prélèvement. Ce produit entraine classiquement lors de l’injection des picotements qui disparaissent très vite. Son efficacité est rapide, de l’ordre de quelques secondes, et les biopsies réalisées au décours sont indolores. Si malgré tout la patiente ressent encore des douleurs lors du prélèvement, le radiologue réinjecte du produit anesthésiant. La communication patiente-radiologue est constante et essentielle pour que le geste se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Les prélèvements sont ensuite envoyés dans un laboratoire d’anatomopathologie pour un diagnostic histologique (analyse des tissus) où un médecin spécialiste étudie les échantillons, en particulier sous microscope, pour en déterminer la nature et surtout détecter la présence d’éventuelles cellules cancéreuses. De cette analyse précise dépend la conduite à tenir qui sera ensuite proposée à la patiente, en particulier si un traitement doit être envisagé.

En fin de biopsies, le radiologue peut être amené à déposer un petit clip millimétrique en Titane au niveau du site de biopsie. Ce clip a pour but de savoir exactement où ont été pratiqués les prélèvements. La pose de clip est indolore . Il sert de repère si la patiente bénéficie ensuite d’une chirurgie. Si par contre elle n’est pas opérée, le clip peut rester dans le sein sans inconvénient. Il aura pour avantage de témoigner qu’une biopsie bénigne a été effectuée à cet endroit du sein.

Après les biopsies per cutanées, aucun point à la peau n’est nécessaire car l’incision est millimétrique.
Des soins sont apportés à la patiente par la manipulatrice ou le manipulateur au niveau du site de biopsies et tous les conseils lui sont communiqués pour la gestion du pansement.

La survenue d’une ecchymose («bleu» sur la peau) est quasi systématique mais facilement gérable. Un hématome apparait rarement, essentiellement lors de la réalisation des macrobiopsies. Du froid peut être appliqué sur la région concernée. Un anti-douleur type paracétamol peut être administré si besoin. L’aspirine est contre indiqué. La survenue d’une infection (abcès) est rarissime si les consignes délivrées à la patiente sont respectées.

Les résultats sont communiqués à la patiente quelques jours après la réalisation des biopsies. Dans notre équipe, c’est le plus souvent le radiologue ayant effectué les prélèvements qui annonce les résultats et indique ce qu’il y a lieu de faire ensuite. Des courriers sont également adressés aux différents médecins. En alternative, les résultats peuvent être remis et expliqués à la patiente par son généraliste ou son gynécologue.

Si un clip a été posé en fin de prélèvement, une mammographie (peu comprimée) est réalisée pour juger de sa position.
Il est essentiel de bien avoir à l’esprit que le radiologue communique en permanence avec la patiente pendant toute la durée des biopsies, lui expliquant au fur et à mesure les différentes étapes de façon à ce que le geste se déroule dans les meilleurs conditions possibles. A tout moment, la patiente peut poser des questions ou demander une brève interruption de l’examen si nécessaire.

Différents types de biopsies

Microbiopsies sous échographie
Miarobiopsies sous échographie
Macrobiopsies sous stéréotaxie ou tomosynthèse
Macrobiopsies sous IRM
Cytoponction mammaire ouaxillaire sous échographie

Les microbiopsies sous échographie sont les biopsies percutanées les plus fréquemment réalisées, surtout pour les masses (« nodules »). Elles peuvent également être effectuées au niveau d’un ganglion du creux axillaire (aisselle).

Déroulement de l’examen :

La patiente est accueillie par la manipulatrice ou le manipulateur qui l’installe en salle d’échographie, allongée sur le dos.
Le radiologue repère la lésion à biopsier et place la patiente dans la position où vont se dérouler les prélèvements. Cela peut être sur le dos ou en oblique.

Après désinfection de la peau et anesthésie locale, le radiologue réalise les biopsies grâce à un dispositif qui émet un claquement sec (c’est le bruit du ressort), la patiente étant prévenue pour ne pas qu’elle sursaute. Il est nécessaire d’obtenir 3 prélèvements de qualité pour que l’analyse soit fiable.

L’examen dure au total une vingtaine de minutes.

Le déroulement du geste est presque identique aux microbiopsies hormis l’utilisation d’un calibre d’aiguille plus élevé et la pose quasi systématique d’un clip en fin de procédure.

L’examen dure environ une ½ h mais la patiente reste ensuite encore une trentaine de minute dans le cabinet ou le service pour une surveillance.

Ce sont surtout les microcalcifications qui sont prélevées grâce à ce type de biopsies.

Déroulement de l’examen :

La patiente est accueillie par la manipulatrice ou le manipulateur qui l’installe le plus confortablement, le plus souvent allongée sur le côté ou plus rarement en position assise, le sein comprimé comme pour la réalisation d’une mammographie. Il est nécessaire de bien rester immobile pendant toute la durée des prélèvements.

La lésion à biopsier est repérée grâce à un ou plusieurs clichés.
Après désinfection de la peau et anesthésie locale, le radiologue réalise les biopsies grâce à une aiguille qui est laissée en place dans le sein pendant toute la durée de l’examen. Six à douze prélèvements en moyenne sont effectués puis radiographiées pour bien vérifier la présence de microcalcifications et qu’ainsi l’analyse des tissus ensuite réalisée soit fiable.

La pose d’un clip en fin de procédure est quasi systématique.

L’examen dure environ une ½ h mais la patiente reste ensuite encore une trentaine de minute dans le cabinet ou le service pour une surveillance.

Ce type de biopsies est réalisée en dernier recours pour des anomalies visibles uniquement en IRM, et non en échographie ou en mammographie.

Déroulement de l’examen :

La patiente est accueillie par la manipulatrice ou le manipulateur qui l’installe le plus confortablement possible, allongée sur le ventre, le sein comprimé dans l’antenne d’IRM, avec une perfusion posée au préalable pour l’injection du produit de contraste (Gadolinium). Il est nécessaire de bien rester immobile pendant toute la durée de l’examen.
La lésion à biopsier est repérée grâce aux images IRM.

Après désinfection de la peau et anesthésie locale, le radiologue réalise les biopsies grâce à une aiguille qui est laissée en place dans le sein pendant toute la durée de l’examen. Douze à dix-huit prélèvements en moyenne sont effectués et un clip est systématiquement posé au niveau du site de prélèvement en fin de procédure.
L’examen dure environ une ½ à ¾ h mais la patiente reste ensuite encore une trentaine de minute dans le service pour une surveillance.

Cette technique est réservée à présent à deux situations.

La première est l’évacuation d’un kyste sous tension responsable de douleurs.

Dans ce cas, la patiente est accueillie par la manipulatrice ou le manipulateur qui l’installe en salle d’échographie, allongée sur le dos.
Le radiologue repère le kyste et place la patiente dans la position où va se dérouler la cytoponction. Ce peut être sur le dos ou en oblique.

Après désinfection de la peau, le plus souvent sans anesthésie locale du fait de la finesse du dispositif et de la rapidité du geste, une aiguille est placée dans le sein, son extrémité se situant dans le kyste. S’en suit une aspiration du liquide avec une seringue. Le kyste étant une lésion toujours bénigne, le liquide n’est pas analysé, ce geste étant uniquement effectué pour soulager la patiente.
Pour l’évacuation du liquide d’un kyste, le geste dure environ 5 à 10 minutes.

La deuxième indication de la cytoponction dite « à l’aiguille fine » est l’analyse des ganglions placés sous l’aisselle même si le plus souvent à présent, des microbiopsies sont plutôt effectuées pour une analyse plus précise du tissu ganglionnaire.

Dans de rares cas (ganglion profond, difficile d’accès par exemple), le radiologue peut être amené à réaliser une cytoponction à l’aiguille fine à son niveau, sous guidage échographique.

Pour ce faire, la patiente est accueillie par la manipulatrice ou le manipulateur qui l’installe en salle d’échographie, allongée sur le dos.

Le radiologue repère le ganglion et place la patiente dans la position où vont se dérouler la cytoponction. Cela peut être sur le dos ou en oblique.
Après désinfection de la peau et anesthésie locale, une fine aiguille creuse est placée en son sein. Le radiologue effectue alors de petits mouvements de rotation qui ont pour but de prélever quelques cellules. Puis l’aiguille est retirée et le matériel recueilli est étalé sur des lames en verre qui sont ensuite envoyées au laboratoire d’anatomopathologie pour analyse.

Ce geste dure environ 15-20 minutes.

Préparer votre examen

En fonction de votre examen et de votre situation, il est nécessaire de vous munir des documents suivants à transmettre au secrétariat lors de votre venue.

N

La liste écrite des médicaments que vous prenez

afin de vérifier les éventuelles contre-indications

N

VOTRE ATTESTATION DE MUTUELLE

en cours de validité

N

VOTRE CARTE VITALE ET SON ATTESTATION PAPIER

mentionnant que vous avez déclaré un médecin traitant

N

VOTRE ATTESTATION DE MALADIE PROFESSIONNELLE

si nécessaire

N

vos résultats d’analyses de sang

afin de vérifier les éventuelles contre-indications et pathologies en cours.

N

VOTRE ATTESTATION D'ACCIDENT DE TRAVAIL

si nécessaire

N

VOS ANCIENS EXAMENS

si vous en possédez, le dossier radiographique en votre possession (radiographies, échographies, scanners, IRM)

N

Votre ordonnance

prescrite par votre médecin traitant

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